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Les Philippens et Visé: une histoire d’amour, de famille et de coaching

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Les Philippens et Visé: une histoire d’amour, de famille et de coaching

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Suite aux débuts de Cyril Philippens dans le coaching chez les U8 à la BMFA, ils sont désormais trois dans la famille, avec le papa Christophe et le grand-père Jean-Pierre, à avoir entraîné et joué à Visé.

« On fait le lien de l’histoire footballistique de la ville« , nous dit Christophe, qui coache son fils Cyril à Richelle B. « Il y a Visé où j’ai commencé mon parcours jeunes et en équipe première, et où mon père a joué puis entraîné le CS et l’URSL. Et là, Cyril est à la BMFA, l’école des jeunes commune à Richelle et Visé. On n’aurait jamais imaginé tel scénario.« 

L’histoire des Oies a été marquée par les Philippens, surtout par Jean-Pierre qui a tout connu avec les Visétois sauf la D1 et la P4. « Ça été l’aboutissement d’une carrière qu’on n’avait pas vu arriver« , raconte ce dernier, d’abord directeur sportif des jeunes avant de coacher l’équipe première en 1996 à l’époque en Promotion.

1998… la montée en D2 « Patrice Broeders avait été limogé à 7-8 journées de la fin. Le président Thiry s’est tourné vers moi pour voir si je voulais être T1 jusque fin de saison. On était à 4 ou 5 points du 1er, on est monté contre toute attente. Puis, j’ai repris ma place à l’école des jeunes. La saison suivante, le coach Didier Quain finit barragiste et est viré. On me redemande de reprendre l’équipe. En 1998, on gagne le tour final pour la montée en D2, avec notamment des Stéphane Stocklosa, Thierry Solheid…« 

Après une 10 ème place en D2, Jean-Pierre fait un pas de côté, entraîne Montegnée 2 ans avant de revenir en 2006 en D3. Il se retire à nouveau quelques années, « car il fallait être de plus en plus diplômé« , avant d’être rappelé en 2014 à l’URSL Visé qu’il hissera de la P3, atteinte grâce à Frédéric Bodart, jusque la D3 Amateurs avant que Stéphane Huet ne lui succède.

« C’est peut-être la seule fois où j’ai été déçu de quitter le navire, j’aurais bien aimé encore faire au moins 1 an, revivre la Nationale« , dit Jean-Pierre qui reste un vrai passionné. « Même quand je vais voir mon petit-fils Charly qui a 13 ans, je ne saurai pas m’empêcher de dire ce que je pense et guider les jeunes au bord du terrain.« 

Confiance aux jeunes

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« Mon père savait faire confiance aux jeunes, et a gagné le respect de pros comme Jean-Marie Houben, Régis Ortmans ou Jean-Marc Bosman« , raconte Christophe, ému et admiratif. « Ce qu’il m’a appris et que j’inculque désormais, c’est d’être cohérent avec tous ses joueurs, que tout le monde puisse jouer et apprendre.« 

Au quotidien, Cyril, 18 ans, profite de l’expérience de Jean-Pierre et son papa Christophe. « Le meilleur conseil qu’on puisse lui donner, c’est de faire les cours d’entraîneur. Il n’aura peut-être plus la motivation ou le temps de le faire plus tard« , dit Christophe avant que Cyril n’embraye. « J’ai joué une seule fois dans la même rencontre avec mon papa, et à l’entraînement, on se retrouve souvent du même côté quand on est opposés dans un match. J’aime le titiller, il n’aime pas ça. Tous les trois, on prône un foot offensif et on cherche toujours à relever de nouveaux challenges mais on n’est pas carriéristes. On ne reste pas dans notre zone de confort mais on n’a pas de plans prévus à l’avance. Mon père et Papy me donnent des conseils généraux, pas pour que je sois comme eux mais pour que je reste moi-même dans mon idée de jeu. Le coaching m’intéresse. Ça serait encore autre chose si ça se passe à Richelle ou Visé vu l’histoire qui nous lie.« 

Bières, graviers et casquettes

« J’ai vécu des trucs de fou avec Visé« , dit Jean-Pierre, amusé. « Je me rappelle m’être pris des graviers dans la figure au RWDM après m’être fait expulsé. Ou ce match de Coupe de Belgique au Standard où on est éliminé à 10 contre 11 sur un auto-but dans les arrêts de jeu. Je ne m’étais pas laissé faire face à Aad De Mos en conférence de presse et les journaux avaient titré: ‘Philippens mouche De Mos !« .

« J’avais d’autres rituels » continue-t-il. « On prenait toujours deux bières avant chaque match avec mon adjoint Gérard Michiels. J’avais aussi une casquette porte-chance. Quand on a joué contre Ingelmunster, je l’avais donnée à Pierre Goblet qui a joué après en 1ère à Visé. Mon épouse m’en a voulu! » « Et maintenant, il porte celle que je lui ai offerte quand il a repris l’URSL en P3« , ajoute Christophe.

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