D3

« Je suis en totale symbiose avec le club »

L’exercice 2023-2024 sera la septième d’affilée à la tête de Richelle pour Benoît Waucomont, un coach qui parvient à se réinventer tout en continuant à aligner les résultats. Interview.

Benoît, votre reconduction de contrat à Richelle apparaît comme une évidence pour les observateurs extérieurs. Est-ce que votre décision est venue naturellement?

« Il y a en tout cas eu bien plus d’hésitation dans mon chef la saison dernière. Nous en avions discuté avec le président (NDLR : Fabian Bruwier) car j’avais besoin d’un renouveau pour ne pas tomber dans une certaine lassitude. Ce nouvel élan a été positif, notamment en termes de résultats. Et un accord avait donc déjà été trouvé avec le comité durant la trêve hivernale en ce qui me concerne. »

Vous n’avez pas peur de faire l’année de trop?

« J’ai eu cette crainte. Il faut pouvoir se remettre en question et constamment chercher à évoluer, à progresser. En surprenant et en proposant d’autres choses. Nous n’avons peut-être pas le même budget que certains clubs de la série, mais nus parvenons parfois à soulever des montagnes grâce à notre collectif et aux valeurs qui sont les nôtres.« 

Pourquoi est-ce que cela fonctionne si bien entre Richelle et vous?

« Nous sommes en totale symbiose parce que nous partageons les mêmes valeurs et que nous pouvons avancer en totale confiance, sans trop de prises de tête. L’esprit familial du club me correspond bien.« 

Au fait, c’est quoi la méthode « Benoît Waucomont?

« Il n’y a pas de recette, j’ai mes idées mais il est primordial de s’adapter aux joueurs. On ne se prend pas vraiment au sérieux, car cela reste avant tout de l’amusement, sauf qu’il faut faire le boulot et s’appliquer quand on joue. »Il n’y a pas de recette, j’ai mes idées mais il est primordial de s’adapter aux joueurs. On ne se prend pas vraiment au sérieux, car cela reste avant tout de l’amusement, sauf qu’il faut faire le boulot et s’appliquer quand on joue.« 

Difficile de croire que vous n’avez pas été sollicité par d’autres cercles…

« Non, pas spécialement. Certaines personnes autour de moi disent que c’est parce que j’annonce trop vite que je reste à Richelle. Voilà, je m’y sens bien et je n’ai pas envie de changer d’air. Les bons résultats du premier tour m’ont évidemment poussé à prolonger. Avoir du succès n’est cependant possible que si les joueurs sont bons et acceptent votre vision du jeu et si le travail club en amont te permet d’œuvrer en toute sérénité.« 

Vous n’avez pas envie de savoir si votre coaching peut fonctionner plus haut?

« Ce serait intéressant, mais il faut d’abord avoir des appels et tout dépend énormément du contexte.« 

Est-ce désormais une priorité d’évoquer le futur des joueurs, alors que nous ne sommes qu’en janvier?

« Ce n’est pas ma priorité, mais il faut bien le faire. Parce que certains vont être bientôt contactés, alors que d’autres ont déjà été approchés. Dans les séries provinciales, les discussions démarrent parfois en décembre et nous sommes donc obligés de suivre le mouvement. Ce qui nous contraint à évaluer les joueurs sur une demi-saison. Il n’est plus possible de se donner le temps de bien juger. C’est astreignant, il faudrait un autre mode de fonctionnement.« 

Le titre de champion de D3B ACFF, c’est un rêve, un objectif ou une totale utopie?

« Ce sera compliqué cette année. Sur la longueur, Rochefort et Habay, que j’avais pointés comme favoris, au même titre qu’Aywaille, en avant-saison, seront sans doute plus costauds. Une montée? Éventuellement puisque nous sommes déjà certains de participer au tour final via le gain de la première tranche. Une potentielle ascension en D2 ACFF divise un peu les gens du comité, mais je pense que Richelle assumera la promotion si elle se présente.« 

Vous restiez sur une incroyable série de douze matches sans défaite avant de tomber face à La Calamine : n’avez-vous pas peur d’une « cassure » psychologique?

« J’espère que cela va nous remettre les idées en place. Contre Sprimont, nous étions déjà passés par le chas de l’aiguille et il va vite falloir rebondir, dans des matches pas évidents contre Mormont et Rareren, pour rester dans le haut de tableau. Sous peine de redescendre dans le ventre mou. Pour le moment, ce qui nous fait défaut, c’est l’efficacité offensive. Même si nous avons encaissé quatre goals à La Calamine, nous restons performants en défense (NDLR : Richelle possède l’arrière-garde la plus imperméable de la compétition). Nous verrons dans cinq rencontres si nous sommes toujours au contact des plus forts et si nous pourrons les ennuyer jusqu’au bout.« 

Source: Young Kruyts – La Meuse

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